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Publié le par Own News

 Rennes : Ces punks qui squattent la ville.

 

Punk : Plus qu'un style, un mode de vie.

 

Anarchisme, anti-autoritarisme ou encore anti-conformisme, voilà les premiers mots qui viendraient à l'esprit sur la question des punks. Pourtant ce mouvement vieux de quarante ans est bien plus que cela. Gros plan sur la vague punk.


 

http://images3.wikia.nocookie.net/__cb20110209171342/desencyclopedie/images/thumb/a/a2/Punk-not-dead.jpg/493px-Punk-not-dead.jpg Qui n'a jamais vu  dans les rues de la ville ces groupes de punk entourés de chiens ? Voilà l'image la plus connue des punks à Rennes. Mais derrière ces treillis militaires se cache tout un mouvement contestataire, une vraie culture mais surtout des convictions vieilles de quarante ans.

 

"Si être punk c'est être différent,

alors oui je suis punk"

 

Je me rends donc en ville afin de croiser quelques punks. Il ne me faut pas longtemps pour en trouver, en plein centre. La plupart des habitants ont une vision négative de ces groupes assis à même le sol. Pourtant ils ne mordent pas. Au contraire, on m'accueille sans problème, voire content que l'on s'intéresse à leur cause. "Je ne me considère pas comme punk. Les gens m'appellent comme ça. Si être punk c'est être différent, alors oui je suis punk" m'explique l'un d'eux.

Même si  le punk se rapproche de la signification "sans valeur" en anglais, il prône bon nombre de codes. Comme par exemple le nihilisme, qui donnera le célèbre slogan : "No future". Mais il ne faut pas s'y tromper : il existe différentes sortes de punk. Quand certain n'y voit qu'une exclusion de la société, d'autres sont attachés aux questions environnementales, luttent pour une consommation minimales et souhaitent anéantir la société de consommation. "Je ne veux pas  être comme tout le monde, travailler toute ma vie et me faire enrôler par la société. Donc je suis exclu. Mais c'est mieux comme ça" rajoute t-il.

 

"On fait plus confiance à nos chiens qu'à un mec

quand on vit dans la rue"

 

Parmi les punks se trouvent aussi les anartistes qui squattent avec une seule directive : Do it yourself. Par exemple l'Elabo à Rennes, où la fabrication artisanale est omniprésente. Enfin je m'intéresse aux fameux "punks à chiens", qui se baladent un peu partout avec d'énormes sacs. "On bouge beaucoup, même si c'est pour aller nulle part. On vit au jour le jour. Parfois c'est dur, mais au moins on est libre" me dit un grand punk rasé à la veste militaire cloutée. Et quand je leur demande pourquoi les chiens, ils me répondent "Les chiens ça vous suient partout et ils sont fidèles. On fait plus confiance à nos chiens qu'à un mec quand on vit dans la rue".

Qu'ils soient anarchistes ou anticonformistes, qu'ils vivent en squat ou dans la rue, les punks sont depuis des générations une partie intégrante de la culture de la protestation. Pour une minorité criant à une vie sans avenir, les punks ont bel et bien un futur. (Lénaïg Garnier)

 

Photo : Des "punks à chiens".

 

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